Conseils lors d'un voyage en avion |
POUR LIMITER LES PROBLÈMES LIÉS À LA PRESSION BAROMÉTRIQUE
La pression de l’air en avion correspond à une pression de 1500-2000 m
d’altitude lorsque l’avion a atteint son altitude de croisière. Cela favorise
les ballonnements intestinaux. Cet état désagréable est limité en évitant :
• les boissons gazeuses, y compris le champagne,
• les aliments producteurs de gaz : légumes secs, lait, chou.
Si cela ne suffit pas il faut “pousser” en ayant pris soin d’obstruer
simultanément ses 2 narines et ses 2 oreilles.
TROUBLES AUDITIFS
Les variations de pression lors de l’atterissage provoquent des troubles
auditifs pouvant être responsables d’une otite barométrique. Pendant la descente
il faut déglutir fréquemment afin d’équilibrer les pressions dans l’oreille
moyenne et ainsi éviter les rétractions tympaniques. Pendant la descente, il
faut déglutir pour éviter l’impression d’oreille bouchée.
MAL DE L’AIR
Pour les personnes sensibles au mal des transports, le mal de l’air se traduit
par des maux de tête, des nausées, des sueurs, et des vertiges.
Pour le réduire : choisir une place au centre de l’avion. Eviter les repas
copieux et l’ingestion d’alcool. Eventuellement, prendre un traitement préventif
(sur prescription médicale et en respectant les contre-indications) par un
antihistaminique (Nautamine® ou Dramamine ®, une heure avant le décollage), par
un antivertigineux (Sibelium® 1 à 2 jours avant le départ et le joul de
l’envol).
DÉCALAGE HORAIRE (RECOMMANDATIONS DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ)
Le décalage horaire peut provoquer une indigestion, un malaise général, de
l’insomnie et réduit les performances physiques et mentales. Les voyageurs qui
prennent des médicaments à heure régulière (par exemple: insuline, contraceptifs
oraux) doivent en parler avec leur médecin. Les médicaments "endormisseurs"
peuvent aider à retrouver une phase normale de sommeil. Leur prise doit
s’effectuer après avis médical. Les mesures suivantes peuvent réduire les effets
du décalage horaire :
• Etre reposé avant le départ et essayer de dormir pendant le vol. Dormir, par
24h, un total d’heures équivalent à ce que l’on dort habituellement
• Boire abondamment (des boissons non alcoolisées) avant et pendant le voyage
• Manger légèrement et boire peu d’alcool pendant le vol
Pour les séjours de courte durée, il n’est pas toujours nécessaire de compenser
le décalage horaire. Ne pas hésiter à consulter un médecin.
SYNDROME DE LA CLASSE ÉCONOMIQUE
Le syndrome de la classe économique correspond à une thrombose veineuse qui peut
conduire à une embolie pulmonaire. Ce type d ‘accident est plus fréquemment
observé pendant ou au décours de vols de longue durée, en raison de
l’immobilité.
Les facteurs de risque connus sont : des antécédents de thrombose veineuse ou
d’embolie pulmonaire, un âge supérieur à 40 ans (le risque augmente avec l’âge),
la prise d’oestrogènes (contraceptifs
oraux, hormonothérapie), la grossesse, une intervention chirurgicale ou un
traumatisme récents (en particulier ceux concernant l’abdomen ou les membres
inférieurs), un cancer, des anomalies de la coagulation, la consommation de
tabac, l’obésité et les varices veineuses. Les sujets présentant un ou plusieurs
de ces facteurs de risque doivent consulter un médecin avant leur départ.
A titre préventif, il est recommandé pendant le vol de : pratiquer plusieurs
fois quelques exercices (déplacement dans l’avion, flexions-extensions des
chevilles), éviter de croiser les jambes, porter des vêtements amples, éviter
gaines et ceintures, boire (de l’eau) fréquemment (1litre/4 heures), ne
consommer ni tabac, ni somnifère. Les personnes ayant des antécédents veineux
peuvent, de plus, porter des bas de contention. La prescription d’HBPM (héparine
de bas poids moléculaire) ou d’un traitement veinotonique peut être justifiée,
mais relève d’une consultation médicale.
CONTRE-INDICATIONS (RECOMMANDATIONS DE L’ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ)
Les voyages en avion sont contre-indiqués dans les cas suivants:
Nouveaux-nés de moins de 7 jours.
Femmes enceintes dans les 4 dernières semaines de la grossesse (8 semaines en
cas de grossesse multiple) et dans les 7 jours qui suivent l’accouchement.
Cependant, avec l’accord d’un médecin, le voyage peut être autorisé à partir de
24 heures après l’accouchement en cas de besoin impérieux, à la condition que
les saignements soient arrêtés et que le taux d’hémoglobine soit correct.
Les personnes présentant :
- une crise d’angine de poitrine,
- un syndrome de décompression après de la plongée sous-marine. Par ailleurs,
les sujets ayant pratiqué de la plongée, plusieurs jours de suite, ne devraient
pas voyager dans les 24 heures qui suivent l’arrêt de cette pratique ; le délai
est de 12 heures pour une plongée ne dépassant pas 2 heures,
- une augmentation de la pression intracrânienne (due à une hémorragie, un
traumatisme ou une infection),
- une infection des sinus, des oreilles ou du nez (en particulier si la trompe
d’Eustache est bouchée),
- une affection respiratoire chronique,
- un essoufflement au repos,un pneumothorax,
- des hématies falciformes,
- une hypertension artérielle avec une pression systolique supérieure à 200 mm
Hg,
- une affection psychiatrique récente.
Les voyages en avion sont également contreindiqués, au décours d’un infarctus du
myocarde, dans les jours qui suivent un acte chirurgical ou un traumatisme qui
favorise le piégeage d’air (traumatisme abdominal, chirurgie gastro-intestinale,
lésions crâniofaciales et oculaires, interventions neurochirurgicales, chirurgie
oculaire …).